Modern meetings : l’HPC et l’affichage haute performance – témoignage client OVSQ

Dans une nouvelle approche phygitale (stratégie visant à mixer des aspects physiques, offline, et des aspects digitaux, online), le retail est un porte étendard des murs d’images. Immersifs, interactifs, impactants… Ces nouveaux types d’affichages dynamiques marquent les esprits… Mais ils peuvent également avoir une importance capitale dans la recherche universitaire. Prenons l’exemple de l’Observatoire de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (OVSQ).

Novembre 2013, l’OVSQ accueille le mur d’images baptisé MIRE (pour Mur Immersif pour la Recherche et l’Enseignement). Avec une surface d’affichage de 6m d’envergure et d’1m80 de hauteur, MIRE est un des fleurons français dans l’affichage dynamique destiné à la recherche géré par une infrastructure HPC. Nous avons posé nos questions à Cindy Casto, responsable Plateforme MIRE / Support informatique

Le Mire : Mur Immersif pour la Recherche et l’Enseignement

Concrètement en deux mots, à quoi le mur d’image sert-il à l’université ?

Le mur d’images permet de représenter visuellement des résultats de simulations numériques avec lunettes 3D et suivi de mouvement (tracking) (traitement en parallèle des données). Dans un autre contexte, il sert également au travail collaboratif avec ses configurations multi-écrans : chaque utilisateur ou groupes d’utilisateurs peut présenter ses données sur un écran, partager et discuter…

Quels usages / utilisations (quotidiens, exceptionnels…etc) l’université fait-elle du mur d’image ?

Nous utilisons le MIRE autour de quatre thématiques principales :

  • Post-traitement et analyse de données scientifiques issues de simulations lourdes (physique des plasmas et astrophysique planétaire) : utilisation de logiciel avec plugins 3D et tracking (Paraview, VisIt, VMD…)
  • Enseignement (principalement en « physique des plasmas » et « aide à la décision ») ; niveaux L3, M1, M2.
  • Ingénierie concourante et collaborative : utilisation de logiciels de travail collaboratif pour la conception de systèmes (par exemple nanosatellites) qui nécessitent l’implication de tous les acteurs d’un projet de développement
  • Aide à la décision : réunions, prise de décisions, concertations et argumentations.

Ces utilisations sont récurrentes et les configurations du mur déjà définies. Pour les utilisations exceptionnelles ou ponctuelles, une discussion avec le demandeur est nécessaire afin de préparer au mieux le mur d’images (configuration des écrans, système d’exploitation et logiciels à installer).

Régulièrement, l’équipement est présenté à des visiteurs ponctuels avec démonstrations des possibilités (visualisations 3D et applications de travail collaboratif aux personnes extérieures à l’OVSQ, étudiants, public…). Des réunions ou des cours ont souvent lieu avec le mur d’images en support de diffusion de documents.

Pourquoi choisir une technologie comme celle-ci ?

Initialement, le mur d’images fait partie d’un équipement d’excellence (Equipex DIGISCOPE 2009-2019) qui regroupe plusieurs plateformes plus ou moins similaires. Le budget qui a servi à l’installation vient de cet EquipEx. Le besoin était de créer un groupe de plateformes qui puissent travailler de façon collaborative grâce à un équipement de téléprésence (écrans tactiles géants, systèmes de communication sans fil type micro ou casques…) sur des sujets variés (sciences sociales, médicale, IHM, simulation…).

Pour satisfaire les demandes des chercheurs de l’UVSQ, il fallait se procurer des serveurs de calcul avec GPU qui puissent traiter de gros volumes de données (> 500Mo-1GB) et faire du traitement en parallèle. L’acquisition d’un système multi-écrans était aussi nécessaire pour le travail collaboratif et l’aide à la décision. Tout découle des quatre thématiques principales portées par les chercheurs de l’UVSQ impliqués dans l’installation du mur d’images.

Quels avantages tirez-vous du mur d’image ?

Le mur d’images permet un confort visuel non négligeable : le travail collaboratif devient agréable avec cette surface d’affichage. La visualisation 3D permet de s’immerger dans l’environnement observé. Le traitement en parallèle optimise l’analyse des données (temps de traitement et rendu). Un tel équipement s’exploite à partir du moment où le travail collaboratif est de rigueur, ce qui est le cas partout. Les revues de projets apprécient les discussions autour de la multitude d’information possible à afficher ; les chercheurs peuvent enfin voyager dans l’univers de leurs simulations numériques grâce au suivi de mouvement.

L’utilisation est similaire à celle d’un ordinateur de bureau pour certaines configurations. Une application web locale permet de simplifier le démarrage des configurations prédéfinies en fonction des thématiques principales. Ce qui permet à des utilisateurs novices de profiter du mur d’images sans avoir à connaître en détail tout le système.

Le mot du spécialiste HPC

« Ayant piloté ce projet il y a quelques années, j’ai pu de nouveau proposer à l’OVSQ une prestation complète de mise à jour de la plateforme par l’intermédiaire de l’équipe HPC de Bechtle. Nos nombreuses compétences et certifications, ainsi que la structure pérenne et forte sur laquelle repose Bechtle, renforce le partenariat initial et permet d’accompagner l’équipe de l’OVSQ au travers d’un contrat de support renouvelé.

Je suis heureux de mettre encore en avant une nouvelle architecture déployée en collaboration avec Immersion. La complémentarité totale de nos 2 sociétés est un gage de succès pour les clients qui nous confient leur projet de type « mur d’images ».

John Morelle, Spécialiste HPC Bechtle France


Au coeur du MIRE : le mur d’images est composé d’un cluster de 10 nœuds (un nœud maître, 7 nœuds graphiques, un serveur de stockage et une station de travail). Chaque serveur graphique est composé d’une GPU NVIDIA K5000 avec Quadro Sync. Les nœuds sont couplés à 8 écrans BARCO 70’’ OLS-721 et les configurations écrans sont gérées par une matrice graphique de 16×16 entrées/sorties. Un module de synchronisation 3D est également installé pour permettre un affichage compatible avec des lunettes 3D Volfoni (stéréoscopie active). Le mur d’image dispose également d’un système de suivi de mouvement ART qui permet d’interagir avec l’affichage à l’aide de « trackers ». Enfin, le mur d’image possède un système sonore FOCAL 5.1 pour les visioconférences et deux Clickshares qui permettent de partager le contenu des ordinateurs professionnels à l’aide d’un bouton dongle.

La partie cluster est aujourd’hui assurée par Bechtle France ; la partie mur d’images et suivi de mouvement par IMMERSION.

Découvrez le MIRE sur le site de l’OVSQ !

#CarrementBechtle

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